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La méthode My Muqabala, côté hommes…

Comment nous cherchons la femme qui te correspond

Tu veux rencontrer la femme avec qui construire un foyer, et tu veux que quelqu’un de sérieux cherche pour toi, te prépare et t’accompagne. C’est notre métier, et ce document en est la porte d’entrée.

My Muqabala est une agence de rencontre musulmane. Nous cherchons pour toi parmi les personnes inscrites, nous t’expliquons, avant même le premier appel, pourquoi la personne que nous te présentons pourrait te correspondre, nous te préparons à chaque étape, et nous t’accompagnons aussi loin que le chemin va : jusqu’au mariage, s’il doit avoir lieu, et dans ses premiers mois.

Ce document est notre méthode, entière, dans l’ordre où tu la vivras. Il s’ouvre sur une lettre de notre fondateur, qui dit ce que nous croyons du mariage et pourquoi nous pensons qu’il faut y être accompagné. Vient ensuite le chemin lui-même : ce que nous te demandons pour te connaître, comment nous cherchons, comment se passent les rencontres, et le cadre qui veille du premier appel jusqu’au « oui ». Compte une petite demi-heure, d’une traite ou partie par partie.

Une seule personne à la fois, du premier appel à la rencontre. Ton accord demandé à chaque pas. Chacun sa part, faite avec soin ; l’issue, entre les mains d’Allah, exalté soit-Il.

Avant d’entrer

Une lettre de Mohamed, fondateur de My Muqabala

À celui qui s’apprête à entrer.

Ce que tu vas lire est la porte de l’expérience que nous proposons, et je tiens à ce que chaque personne la franchisse en sachant où elle entre. Je veux donc commencer par te dire ce que nous croyons du mariage. Elle s’appuie sur trois sources : les enseignements du Coran et de la tradition prophétique ; des milliers d’heures passées auprès de couples ; et ce que la recherche d’aujourd’hui a établi sur ce qui fait tenir une union. Ces trois sources disent la même chose, chacune dans sa langue : le mariage est un chemin, et un chemin se prépare.

Ce que personne ne dit le jour du mariage

Pour beaucoup, le jour du mariage est le plus beau jour d’une vie. C’est aussi le jour où les chiffres, en silence, disent autre chose : en France comme dans la plupart des pays occidentaux, près d’un mariage sur deux se termine par un divorce. Le plus beau jour, et près d’un risque sur deux que l’union devienne une douleur, ou un lieu où personne ne s’épanouit. Nous le savons tous, et nous nous marions quand même, en espérant faire partie de l’autre moitié.

Imagine qu’on t’offre le voyage de ta vie, en précisant qu’une fois sur deux, on rentre malade avant la fin. Imagine le poste que tu espérais, avec le salaire, l’équipe et le cadre, et cet avertissement : une fois sur deux, on est renvoyé dans l’année. Tu voudrais comprendre pourquoi avant de partir, avant de signer. Or ce que tu déposes dans un mariage est bien plus grand qu’un voyage ou qu’un poste.

Personne ne maîtrise l’avenir. Je dis seulement ceci : le mariage est ce qu’il y a de plus naturel au monde, et il devrait donc être ce qu’il y a de moins douloureux. C’est aujourd’hui l’inverse, et il est temps de comprendre pourquoi, calmement, pour cesser de subir ce chiffre.

Pourquoi c’est devenu si difficile

Le cœur d’une société, c’est la cellule familiale, et nous avons cessé de la tenir pour précieuse. Autrefois, une pression sociale portait les couples : même sans être pleinement heureux, on allait au bout de soi-même, on explorait le mariage jusqu’à ses limites, et les aînés poussaient à la réconciliation. Aujourd’hui, la porte de la séparation s’ouvre d’un geste, les familles prennent parfois trop parti, et une société individualiste nous vend un idéal du couple à travers les écrans : des applications qui promettent qu’on trouvera mieux au prochain profil, des séries qui montrent l’amour sans montrer la vie. Nous cherchons un amour qui n’existe pas sous cette forme.

L’amour existe, et il est magnifique. Je le compare souvent à une aventure à deux, un long voyage sur les routes d’un continent inconnu. Ce qui le rend inoubliable, ce sont les hauts et les bas, la pluie certains jours, la route qui monte, et le fait d’avoir traversé tout cela ensemble. Le mariage, c’est cela. Il faut l’admettre sans se mentir : nous sommes devenus moins résilients, la porte du divorce est facile à pousser, et la pression qui, autrefois, retenait les couples a disparu. Alors la moitié des voyages s’arrête en chemin.

Un mot sur le divorce

Le divorce existe, et il a sa place. Il est parfois nécessaire, quand il y a violence, physique ou psychologique, et il peut même devenir un levier d’évolution dans une vie ; ceux qui l’ont traversé le savent. Si c’est ton histoire, ce document ne juge rien de ce que tu as vécu. Ce dont je te parle, c’est de l’intention avec laquelle tu entres dans une nouvelle union.

Notre tradition permet le divorce et l’encadre avec douceur : le Coran ne laisse que deux issues à celui qui en arrive là, « la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse » (Coran, 2 : 229). Elle enseigne aussi que, de tout ce qui est permis, c’est ce qu’il faut chercher le plus à éviter. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont vécu une séparation en connaissent les blessures : les paroles qui restent, les enfants qui portent ce qu’ils n’ont pas choisi, les liens familiaux qui se défont. Éviter cela commence bien avant le mariage, au moment de choisir, de se préparer et de se connaître.

La moitié de la foi

Un enseignement prophétique dit que celui qui se marie a accompli la moitié de sa religion, et qu’il lui reste à craindre Allah pour l’autre moitié. Pourquoi la moitié ? Parce que le mariage est l’espace où l’ego s’use. Dans les concessions, dans les épreuves partagées, dans ce que l’autre révèle de nous, le nafs, cette part de nous qui veut tout ramener à elle, perd du terrain, et l’amour devient peu à peu inconditionnel. À travers le mariage, on chemine vers l’unité, vers Allah, gloire à Lui, avec son âme et avec son corps. C’est un espace d’une puissance rare, qui peut apporter énormément, sur le plan spirituel comme sur le plan terrestre.

Alors comment accepter qu’une chose pareille se passe mal près d’une fois sur deux ? Je crois que tout le monde peut se marier et que, quel que soit le point de départ, cela peut fonctionner. Et l’objectif dépasse le fait de rester ensemble : combien de couples trouvent dans leur relation un espace de joie, de paix et de sérénité ? C’est cet espace-là que nous visons, et c’est pour cela que l’on se prépare.

Pourquoi être accompagné

Regarde comment le Prophète, paix et bénédiction sur lui, a éduqué ses compagnons : il les a accompagnés. Et à chaque étape de la vie, nous avons eu besoin de l’être aussi. En haute montagne, on prend un guide ; pour apprendre à lire, quelqu’un s’est assis à côté de nous ; pour faire des études, nous avons eu des professeurs. Avec les contraintes que cette société ajoute, cheminer seul vers le mariage est devenu très compliqué. Possible, mais très compliqué. Il faut trouver la bonne personne, puis construire à deux, puis s’épanouir. Les études qui ont suivi des couples le confirment : ceux qui se préparent avant de s’engager divorcent nettement moins, de l’ordre d’un tiers de moins.

Nous sommes des êtres spirituels qui font l’expérience d’une existence matérielle ; ces deux dimensions sont en nous, toujours. Un accompagnement complet explore tous ces espaces, l’âme, le cœur, le corps, le quotidien, et se tient à tes côtés dans chacun d’eux. C’est ainsi que nous t’accompagnerons.

Qui je suis

Je m’appelle Mohamed. My Muqabala est née de mon travail de thérapeute, sous le nom d’Un Thérapeute Musulman, et de plus de dix ans d’accompagnement. Je suis marié depuis plus de quinze ans ; je me suis marié à vingt ans ; je suis l’aîné d’une famille de sept enfants et père de trois enfants. Ce que je te confie ici vient de milliers d’heures passées auprès de centaines de couples, auxquelles s’ajoutent les études sur le sujet et les enseignements que nous avons reçus. C’est ce que mon expérience me dit. Si ton expérience te dit autre chose, c’est ton droit le plus entier, et je le respecte.

Ce qui dépend de nous, et ce qui n’en dépend pas

Je veux être clair sur une chose avant que tu n’entres. Tout ce que tu liras ensuite, le formulaire, la recherche, les documents, les coachs, décrit des efforts, et des efforts sérieux. Aucun d’eux ne te garantit une rencontre. Tout dépend des personnes inscrites au moment où nous cherchons, et une compatibilité solide ne se présente pas chaque mois ; et une compatibilité trouvée reste une hypothèse tant que deux cœurs ne se sont pas parlé. Nous ferons de notre mieux, et nous te dirons toujours où nous en sommes.

Notre tradition a des mots pour cela. Un homme demanda au Prophète, paix et bénédiction sur lui, s’il devait attacher sa chamelle ou la laisser libre en s’en remettant à Allah, exalté soit-Il ; il lui répondit de l’attacher, puis de s’en remettre à Lui. Prendre les causes, c’est notre part, et c’est ce que nous faisons à travers cette expérience. C’est aussi la tienne : répondre avec sincérité, vivre chaque étape avec sérieux, et invoquer. Nous attachons la chamelle ensemble. L’issue, elle, est écrite ailleurs : c’est le mektoub. Entre les deux se tient le tawakkul, cette confiance dont le Coran dit : « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit » (Coran, 65 : 3). Ce que nous te proposons tient dans ces deux gestes : faire avec soin tout ce qui dépend de nous, et déposer le reste, avec confiance, là où il a toujours été.

Ce que ce chemin te donnera, quoi qu’il arrive

Il y a une manière d’entrer ici qui use avant même d’avoir commencé : arriver en cherchant la bonne rencontre, et juger chaque étape à cette seule mesure. Cette attente transforme chaque appel en examen et chaque chemin qui s’arrête en échec. Ce n’est pas dans cet esprit que je t’invite à venir.

Faire les causes te donne quelque chose, toujours, même lorsqu’une histoire ne se prolonge pas. Tu apprends comment tu entres en lien avec quelqu’un. Tu découvres ta façon de communiquer, ce que tu dis facilement et ce que tu retiens. Tu vois remonter des mouvements que tu ne te connaissais pas : une peur, une impatience, un vieux schéma qui se rejoue et que tu peux enfin regarder en face. Rien de cela ne se perd. Tout cela te suit, dans ta vie et dans ton mariage, le jour où il vient.

Alors viens vivre ce parcours comme un cheminement intérieur plutôt que comme une opération à contrôler. Tu n’as pas à tout prévoir ni à bien faire : tu as à être là, présent à ce qui se passe. Le tawakkul se reconnaît à un signe simple : il ne refuse pas d’avance les possibilités qui se présentent. Ne pas refuser ne veut pas dire accepter. Cela veut dire s’autoriser une possibilité, et regarder où elle mène.

Est-ce que cela te parle ?

C’est la seule question que je te pose. Si ce que tu viens de lire te parle, il y a en toi un terreau, et sur un terreau prêt, les graines se plantent sans résistance. Si quelque chose en toi répond plutôt « pour moi, le mariage, c’est autre chose », je le comprends et je le respecte : ce que nous proposons ici est une voie parmi d’autres, et nous la proposons modestement. Mais si tu choisis celle-ci, il nous importe que tu puisses faire confiance au chemin et à ceux qui t’accompagnent. Cette confiance ne se force pas, et sans elle, la route serait difficile, pour toi comme pour nous.

Les personnes qui entrent dans cette expérience se reconnaissent dans ce que tu viens de lire. Si ce n’est pas ton cas, c’est très bien ainsi : d’autres chemins existent, et je t’invite à prendre le tien, avec cette invocation sincère : que les choses se passent pour toi de la meilleure des manières, et que tu aies le plus beau des mariages. Si cela te parle, la suite t’explique, pas à pas, ce que nous ferons ensemble. À partir d’ici, c’est l’équipe qui te parle.

Mohamed, fondateur de My Muqabala

Ton chemin, en un coup d’œil

Six étapes, dans l’ordre où tu les vivras. Chacune est détaillée plus bas.

  1. Te connaître

    Le formulaire de compatibilité, puis ton Miroir, un document écrit pour toi avant même qu’un profil te soit présenté.

  2. Nous cherchons

    Un premier rapprochement par notre système d’évaluation de la compatibilité, puis une lecture attentive par l’équipe, et une compatibilité expliquée dans un document que tu reçois une semaine avant le premier appel.

  3. Ta’aruf, la découverte

    Premier temps de la rencontre, en ligne. Le jour de l’événement, un coaching de groupe te prépare, puis tu as un appel audio de dix à quinze minutes avec la personne que nous t’avons présentée. Tu entends sa voix, et tu ne vois sa photo que si tu souhaites continuer.

  4. Ta’alouf, l’affinité

    Deuxième temps, en ligne, si vous souhaitez tous les deux continuer. Tu reçois un document de préparation, puis un appel de trente minutes vous mène vers les sujets de fond : les valeurs, les projets, le foyer, la famille.

  5. Muqabala, le face-à-face

    Troisième temps, en personne, toujours si l’accord est là des deux côtés. Elle propose la date et le lieu, tu les valides, et un coach est disponible juste après la rencontre.

  6. Et après

    Si le chemin va jusque-là : l’engagement, puis le mariage, et une présence qui ne s’arrête pas au jour du nikah.

Comment lire ce document

La lettre qui précède dit ce que nous croyons. La première partie dit ce que les rencontres d’aujourd’hui font au cœur, et pourquoi il mérite d’être accompagné. Les trois suivantes racontent le chemin dans l’ordre : te connaître, chercher, rencontrer. La cinquième pose le cadre, la sixième conclut. Si tu n’as que cinq minutes, lis les six étapes ci-dessus, puis la quatrième partie.

Première partie

Ce que les rencontres d’aujourd’hui font au cœur

Toute notre méthode répond à une usure précise, que beaucoup connaissent sans l’avoir nommée. Il faut la décrire avant de dire ce que le cœur mérite à la place.

Une application vit de ton attention : plus tu y restes, plus elle gagne. Elle te propose donc toujours un profil de plus. Devant trois cents visages, on croit avoir trois cents possibilités ; en réalité on compare, on remet à plus tard, et la personne réelle qui se présente a rarement toutes ses chances. Tout s’y joue en une seconde, sur une image et un premier verdict, alors que le ressenti, lui, est lent. Il a besoin d’un échange, d’un peu de temps, et d’un cadre où l’on peut le dire.

Il y a une difficulté plus discrète encore. On arrive avec une liste précise de ce qu’on attend de l’autre, et une idée très vague de ce qu’on apporte, de ce qu’on sait porter, et de ce qui réveillera nos blessures anciennes. Une blessure se réveille dans le lien, au moment exact où l’autre commence à compter, jamais avant. C’est pourquoi une histoire peut être parfaite sur le papier et se défaire au premier vrai désaccord.

Trois forces habitent la rencontre

Trois forces se succèdent dans une rencontre. Le regard, d’abord, qui attire en un instant et s’éteint aussi vite. La curiosité, ensuite, cet élan d’en savoir plus, que nourrissent l’échange, les questions, la voix de l’autre. L’attachement, enfin, le lien qui apaise et qui dure, celui qui fait les mariages, et qui se construit avec du temps, des mots et une présence. Les applications réveillent la première force et s’y arrêtent. Notre parcours est construit pour éveiller les trois, dans le seul ordre où elles peuvent tenir ensemble : la curiosité d’abord, par la voix, avant même la photo ; puis le lien, appel après appel, avec une préparation et une présence à chaque pas. Tu verras plus loin que chaque choix de notre méthode découle de cet ordre.

Ton cœur mérite un spécialiste

Une chose que l’expérience des couples a rendue claire : les difficultés d’une relation se voient souvent venir. Elles suivent des chemins connus, qui se répètent d’une histoire à l’autre, chez des personnes pourtant très différentes. Ceux qui accompagnent des couples depuis longtemps le savent : en écoutant deux personnes se parler quelques minutes, ils pressentent souvent les épreuves qu’elles risquent de traverser, et pourquoi. Chacun de nous est unique, et pourtant nos manières d’aimer, de nous protéger, de nous éloigner et de revenir dessinent des figures que l’on reconnaît. Cette connaissance existe. Elle permet d’anticiper une partie de ce qui, autrement, se découvre dans la douleur.

Pense à ton métier. Tu y as mis des années de formation et d’expérience. Quelqu’un qui arriverait demain sans rien de tout cela pourrait s’y essayer ; il ferait, une par une, toutes les erreurs que tu as appris à éviter, et il y arriverait peut-être, au prix de beaucoup de temps et de beaucoup de dégâts.

Un chirurgien du cœur étudie une quinzaine d’années avant d’ouvrir un cœur. Or le nôtre va s’ouvrir dans la relation de couple, là où il est le plus exposé, et nous ne sommes même pas spécialistes du nôtre. Nous avons reçu notre façon d’aimer en héritage, sans l’avoir choisie, et nous la subissons souvent sans la connaître. S’il faut quinze ans pour le cœur de chair, imagine ce que demande le cœur qui sent, le cœur qui prie, le cœur qui dit qui tu es. La plupart des gens rencontrent ce cœur-là pour la première fois au milieu d’une relation, au moment où il se cabre, où il fuit, où il s’accroche, et tout se joue là, sans préparation. Être accompagné dans ce passage, c’est entrer dans son propre cœur avec quelqu’un qui en a déjà parcouru les chemins.

La relation, un lieu où l’on réapprend

On entre souvent en couple avec l’espoir que l’autre nous apaise. Il y a là une part de vérité : deux cœurs qui se répondent se calment l’un l’autre. Mais l’essentiel se passe ailleurs. La relation devient l’endroit où l’on réapprend à traverser ses propres émotions, jusqu’à devenir capable de se tenir debout à côté de l’autre, appuyé sur soi. Cet apprentissage s’appelle la régulation émotionnelle ; il peut se faire à deux avant de se faire seul.

Une relation vécue ainsi est un espace de partage, où l’on voit très concrètement le moment où l’ego s’invite : quand la peur parle à notre place, quand l’orgueil ferme la porte, quand le besoin d’avoir raison recouvre le besoin d’être en paix. Voir ce moment, c’est déjà retrouver la liberté de choisir. Remettre le cœur au centre, à la place que l’ego voulait prendre, c’est ce que nous t’aidons à faire tout au long du chemin. Et cela commence par une chose simple, qui est aussi la première que nous te demandons : te connaître.

Deuxième partie

Te connaître : le formulaire et ton Miroir

Avant de chercher pour toi, nous avons besoin de te connaître, et l’on ne connaît une personne qu’en l’abordant sous plusieurs angles, à des endroits différents de sa vie. Nous te demandons donc d’abord un long moment de sincérité : le formulaire de compatibilité.

Imagine qu’on te demande, en une seule question, si tu acceptes facilement d’avoir tort. Tu penserais à la bonne réponse, à la dernière dispute, à ce que ta mère dirait, et ta réponse serait une moyenne floue. Une dimension humaine se capte autrement : par plusieurs questions, sous des angles différents, dont certaines te placent dans des situations concrètes de la vie ordinaire. C’est ce que fait notre formulaire, et c’est pour cela qu’il est long. Tu peux le remplir d’une traite ou en plusieurs fois ; tout s’enregistre.

Neuf territoires, une seule personne

Le formulaire traverse neuf territoires : tes premiers repères ; ta foi et ton cap ; le foyer que tu veux construire ; ta personnalité et ton énergie ; ton cœur en relation ; les tempêtes et la paix ; ta famille et ton monde ; ce qui te fait du bien ; tes repères pour la recherche. Chacun éclaire une zone de ta vie, et ensemble ils dessinent une carte assez précise pour chercher avec justesse. Assez précise, et pourtant incomplète : personne ne tient tout entier dans un questionnaire, et nous le savons. Tout est écrit pour toi, au masculin, et chaque réponse proposée décrit un homme tel qu’il existe.

Ce que nous essayons d’y lire va plus loin que tes préférences : ta stabilité, tes manières d’aimer, les endroits où une insécurité ancienne pourrait se réveiller. Nous en lirons une part, jamais le tout ; ce que le formulaire ne dit pas, les échanges avec les coachs et les rencontres continueront de le révéler. Chaque question t’explique à quoi elle sert, pour que tu puisses répondre avec finesse et garder, à chaque réponse, le sentiment de dire juste.

Tes non-négociables

À la fin du formulaire, tu peux poser jusqu’à trois non-négociables : les conditions sans lesquelles aucun profil ne te sera présenté. Nous les respectons à la lettre. Nous te disons aussi leur prix : un mur ferme des portes, et derrière l’une d’elles se trouvait peut-être la femme qui t’allait. Tu peux n’en poser aucun. C’est ta décision, prise en connaissance de cause.

Ton Miroir, avant tout profil

Avant qu’un seul profil te soit présenté, tu reçois un document écrit pour toi : ton Miroir. Il décrit, tels que nous les avons lus, tes forces, tes besoins profonds en relation, tes difficultés actuelles, tes chemins de transformation, et le type de personne qui pourrait te correspondre. C’est une lecture, faite avec soin à partir de ce que tu as confié : tu y reconnaîtras beaucoup, et tu pourras y ajouter ce que nous n’avons pas vu. Tu le lis tranquillement. Puis tu décides, ou non, de nous laisser chercher. Ce document t’appartient, quoi que tu choisisses ensuite.

Troisième partie

Comment nous cherchons pour toi

Quand tu nous as dit oui, notre travail commence : trouver, parmi les personnes inscrites, celle qui pourrait te correspondre. Notre système d’évaluation rapproche, l’équipe comprend, et nous nous appuyons sur les deux, dans cet ordre, toujours ensemble.

Ce système, que nous avons construit au fil des années et que nous affinons sans cesse, applique tes non-négociables et écarte ce qui est objectivement incompatible : des attentes d’âge qui ne se recoupent pas, des projets de famille opposés, les situations que tu as dit ne pas pouvoir envisager. Puis une personne de l’équipe lit les deux dossiers ainsi rapprochés, et regarde ce qu’aucun système ne verra jamais. Ces deux vies vont-elles dans la même direction, ou seulement leurs goûts ? Ce qui manque à l’un est-il justement ce que l’autre porte ? Leurs façons d’aimer se répondent-elles, ou se blesseraient-elles ?

Cette dernière question est la plus stricte de nos vérifications : nous ne présentons l’un à l’autre que deux cœurs dont les manières de s’attacher nous semblent pouvoir se rassurer mutuellement. Et nous donnons plus de poids à une même direction de vie qu’à dix préférences communes. Des goûts communs font une bonne première conversation ; une direction commune fait un foyer.

Ce travail dépend de deux choses : les personnes inscrites au moment où nous cherchons, et les compatibilités que nous identifions parmi elles. Les inscriptions se font à leur rythme, et nous cherchons avec celles et ceux qui sont là. Nous ne pouvons donc te promettre ni une rencontre, ni un délai, et nous ne t’en inventerons pas. Attendre plutôt que de te présenter quelqu’un pour remplir un événement : c’est ce que coûte la qualité que nous visons, et nous préférons te le dire franchement. Quand nous te présentons quelqu’un, c’est que nous avons vu, dans vos deux dossiers, quelque chose qui peut devenir une histoire. Et nous te dirons où nous en sommes en attendant.

Ce qui te complète

Deux personnes identiques additionnent leurs forces et leurs angles morts. Nous cherchons donc un accord sur ce qui ne se négocie pas, et une complémentarité sur tout ce qui peut se compléter, car les défauts de l’un sont souvent les qualités de l’autre.

Le Coran rappelle que nous avons été créés « d’un seul être », et que de celui-ci a été créée « son épouse » (Coran, 4 : 1). L’âme est polarisée, masculin et féminin. Dans l’union, chacun retrouve un équilibre, et les excès que la vie a installés, parfois durement, se rééquilibrent à deux. On arrive avec ses manques ; on vient se compléter.

Le document « pourquoi cette compatibilité »

Quand une compatibilité est trouvée, tu es inscrit au prochain événement de découverte, et tu reçois, une semaine avant, un document qui t’explique pourquoi nous avons pensé à elle pour toi : vos forces communes, vos complémentarités, et les endroits où vous vous complétez moins. Nous écrivons les trois, y compris le troisième, parce que personne n’arrive complet et qu’un couple réunit deux êtres en chemin. Tu arrives ainsi en sachant ce que nous avons vu, et libre d’y ajouter ce que tu ressentiras. Ce document reste une hypothèse, la plus sérieuse que nous ayons pu former ; la rencontre seule dira si elle tient. Elle reçoit, de son côté, le même document sur vous deux, et rien de ce que tu as confié dans ton formulaire.

Quatrième partie

Comment se passent les rencontres : les trois temps

Voici le cœur de notre méthode. Le parcours se vit avec une seule personne à la fois, du premier appel à la rencontre en personne, en quelques semaines le plus souvent : assez long pour qu’un attachement réel puisse naître, assez court pour que le doute ne s’installe pas pendant des mois. Chaque temps porte un nom hérité de notre tradition, parce que ce chemin a commencé bien avant nous : Ta’aruf, l’entre-connaissance, est le mot même par lequel Allah, le Très-Haut, dit dans le Coran pourquoi Il a fait de nous « des nations et des tribus » : « pour que vous vous entre-connaissiez » (Coran, 49 : 13).

Les deux premiers temps se vivent en ligne, au cours d’événements organisés à date fixe : plusieurs personnes y vivent le même moment, chacune avec la personne qui lui a été présentée. À chaque événement, une seule personne t’est présentée, pour que tu puisses être pleinement dans ce qui se passe. Le troisième temps se vit en personne.

Premier temps

Ta’aruf, la découverte

Un événement en ligne : un coaching de groupe de trente minutes, puis un appel audio de dix à quinze minutes.

Avant

Une semaine plus tôt, tu as reçu le document « pourquoi cette compatibilité ». Le jour venu, tout commence par le coaching de groupe : on t’explique ce qui va se passer, ce qui peut remuer en toi, et comment arriver dans un état d’esprit juste. Tu n’y vas pas seul, et entendre un autre homme formuler l’appréhension que tu croyais être seul à porter apaise plus que n’importe quel conseil.

Pendant

Vient ensuite l’appel audio, dix à quinze minutes, avec elle. À l’écran, des questions et des amorces de conversation t’accompagnent pour briser la glace et laisser la conversation se dérouler d’elle-même. Tu écoutes, et tu laisses ton ressenti parler : une paix ou une gêne, un élan ou une réserve. Cette petite voix intérieure parle bas et parle juste ; c’est elle que nous te demandons d’écouter, puis de traduire avec tes mots, simplement.

L’appel terminé, la question t’est posée aussitôt : sur cette seule voix, as-tu envie de continuer ? Si ta réponse est non, elle est entendue telle quelle ; ton coach reviendra ensuite vers toi pour la regarder avec toi, sans chercher une seconde à te faire changer d’avis. Si elle est oui, l’écran suivant te montre sa photo. Tu as entendu sa voix avant de voir son visage : c’est ainsi que la curiosité a eu le temps de naître avant que le regard ne tranche.

Après

Elle a répondu à la même question, de son côté, et elle ne voit ta photo que si elle souhaite continuer : ton accord est demandé à chaque pas, le sien aussi. Si le oui est là des deux côtés, le chemin se poursuit vers le deuxième temps.

Deuxième temps

Ta’alouf, l’affinité

Un événement en ligne : un coaching de groupe, puis un appel de trente minutes.

Avant

Tu reçois un document de préparation, pour arriver avec des repères. Le coaching de groupe reprend, avec le même cadre et la même énergie collective.

Pendant

Un appel plus long, une trentaine de minutes, guidé lui aussi par des questions à l’écran, pour aller vers ce qui construit une vie : les valeurs, les projets, la vision du foyer, la place de la famille, la manière de traverser un désaccord.

Après

Vous dites tous les deux ce que vous avez ressenti. Si le lien se confirme des deux côtés, la rencontre en personne se prépare.

Troisième temps

Muqabala, le face-à-face

En personne, à une date et dans un lieu qu’elle propose.

Avant

Tu es préparé. C’est elle qui propose la date et le lieu, dans l’application ; tu les valides, ou vous en cherchez d’autres ensemble. Sa sécurité, lors d’une première rencontre, passe avant tout.

Pendant

La rencontre a lieu dans un endroit public, choisi pour être digne du moment. Si une amie ou un proche l’accompagne, c’est une bonne chose ; sinon, elle se vit sous votre responsabilité à tous les deux, et nous vous faisons confiance pour cela.

Après

Un coach est disponible pour recueillir ce que la rencontre a remué, et t’aider à distinguer ce qui appartient à cette rencontre de ce qui vient de plus loin dans ton histoire.

Et après

Al-Khitba et An-Nikah

Quand vous souhaitez tous les deux aller plus loin en vue de vous engager, l’accompagnement devient hebdomadaire. Les grands sujets d’une vie à deux s’abordent un à un, avec un cadre et une présence, pour construire en connaissance de cause. Et si le chemin va jusqu’au bout, l’engagement puis le mariage, nous restons présents pour les débuts de votre vie commune.

Pourquoi le premier appel est si court

Un quart d’heure ne suffit pas à raconter une vie, et c’est voulu. Ce premier appel ne sert ni à tout dire ni à tout savoir : il sert à entendre une voix, un rythme, une manière de rire ou d’hésiter, et à laisser ton intuition en faire quelque chose. Le ressenti n’a pas besoin de longs discours ; il lui faut un contact vrai, puis du calme pour se déposer. Les mots, les sujets de fond, les projets viendront au temps suivant, quand il y aura une raison d’y aller.

Pourquoi une seule personne à la fois

Entre deux temps forts, le cœur repense, imagine, se réjouit ; cette attente fait partie de la rencontre, elle transforme un échange en histoire. Ce qui a été ressenti a le temps de s’y intérioriser, sans être enfermé d’avance dans une conclusion. Quelques semaines, appel après appel, document après document, laissent à l’attachement le temps de naître. Et si quelque chose rend la suite impossible, tu le sais vite, sans y avoir laissé des saisons de ton cœur. C’est pour cela que nous te demandons d’être pleinement dans ce chemin-là, avec cette personne-là, plutôt que d’en garder plusieurs ouverts : un lien a besoin de toute ta place pour se dire. Quand un chemin s’arrête, un autre peut s’ouvrir dès qu’une nouvelle compatibilité existe.

Cinquième partie

Le cadre qui veille

Quatre engagements nous tiennent tout au long du parcours. Ils valent pour tout le monde, de la même façon, et s’ils sont exigeants, c’est par respect pour toi. En retour, deux choses te seront demandées.

Le tiers de confiance, et ce qui t’appartient

Depuis toujours, ce chemin se fait avec un tiers de confiance, qui porte la recherche et veille sur chacun. C’est le rôle que l’agence tient pour vous deux : les échanges passent par l’application et par les coachs, personne n’avance sans l’accord de l’autre, et chaque étape se vit sous une présence qui protège la rencontre. Contourner ce cadre, c’est briser la danse, pour soi et pour l’autre.

La rencontre en personne, elle, vous appartient. Elle se tient dans un endroit public. Si une amie ou un proche l’accompagne, accueille cette présence comme une bonne chose. Et si elle vient seule, c’est à toi d’être irréprochable : le lieu, l’heure, ta manière d’être. Elle accorde sa confiance avant même de te connaître, et cela vaut qu’on s’en montre digne.

Nous ne demandons de comptes à personne sur ce point, et nous ne vérifions rien. Les parcours sont trop différents : certaines ont déjà été mariées, d’autres n’ont auprès d’elles personne qui puisse les accompagner, et surveiller irait contre ce que nous croyons. Notre approche repose sur la responsabilité de chacune et de chacun dans son propre cheminement. Le chemin spirituel est profondément personnel ; nous avons chacun notre histoire, nos étapes et nos rythmes. Ce qui nous réunit tous se tient ailleurs : dans l’amour d’Allah, subhanahu wa ta’ala. C’est en son nom que nous respectons le cheminement de chacun, sans nous placer au-dessus de lui.

Un coach joignable, à chaque étape

En dehors des événements, quelqu’un reste joignable, qui connaît ton dossier et le moment où tu en es. Voici ce qui pousse le plus souvent à lui écrire : l’envie de fuir alors que tout se passe bien ; le doute après un bon échange, parce que quelque chose a commencé à compter ; l’attente qui se remplit d’interprétations ; la peur de décevoir ou d’être déçu. Ces mouvements sont normaux, prévisibles, et beaucoup les traversent. Le coach t’aide à voir ce qui se joue, te rappelle ce que tu avais dit vouloir, et laisse la décision entre tes mains. Si ce qui remonte demande un travail de fond, il te le dit clairement et t’oriente vers la bonne personne.

Ton rythme est respecté

Chaque avancée demande l’accord des deux. Si tu as besoin de ralentir, tu le dis, et nous ralentissons. Si tu veux t’arrêter, tu t’arrêtes, à tout moment, sans avoir à te justifier ; nous te proposerons seulement d’en parler une fois avec ton coach, non pour te retenir, mais pour comprendre. Tu gardes ton Miroir, et tes réponses sont supprimées sur simple demande. Et si tu viens, c’est que tu as envie d’avancer : le cadre est là pour protéger cette envie et lui donner un chemin.

Ce que nous te promettons

Ce que devient un non

Un non a sa place, entière, et il n’a jamais à être justifié. Mais il n’est pas traité comme un clic. Quand tu dis non, ton coach revient vers toi et vous regardez ensemble ce qui s’est passé : ce que tu as entendu, ce qui s’est refermé, et à quel moment. Souvent le non se confirme, et nous repartons chercher. Parfois il se révèle être autre chose, une peur qui a parlé plus fort que toi, une gêne qui n’avait rien à voir avec elle, et la décision te revient, éclairée cette fois. Dans les deux cas, elle reste la tienne.

Nous prenons ce soin parce que personne, ici, n’est une case à cocher. Derrière chaque profil il y a une histoire singulière, des forces, des manques, des désirs, des espoirs, et quelqu’un qui a franchi les mêmes étapes que toi pour arriver jusque-là. Dire non à une personne mérite la même attention que lui dire oui.

Rien, non plus, ne se renouvelle à volonté. Les rencontres dépendent des personnes inscrites, d’autres attendent leur tour, et une compatibilité sérieuse ne se présente pas sur demande. Ce parcours n’est pas un étal où l’on se sert ; il est l’exact contraire de ce que les applications laissent croire. Chaque occasion qui t’est offerte mérite donc d’être vécue jusqu’au bout de ce qu’elle a à dire : deux ou trois temps, une trentaine de jours.

Ce que nous te demandons en retour

Derrière chaque compatibilité que nous te présentons, il y a un travail que tu ne verras pas : un formulaire lu en entier, deux dossiers longuement comparés, un document écrit pour vous deux, un événement organisé, des coachs présents. Et il y a, en face, une personne qui s’est préparée comme toi.

C’est pourquoi nous te demandons d’entrer dans ce parcours avec l’intention de le vivre jusqu’au bout. Non pas de te forcer, jamais, mais de ne pas le traverser à moitié : être là aux événements, répondre quand nous te sollicitons, donner à chaque temps la place qu’il demande. Quelques semaines, c’est court ; c’est aussi ce qu’il faut pour qu’un lien ait sa chance.

Ton rythme reste le tien, et tu peux ralentir ou t’arrêter à tout moment, comme nous l’avons écrit plus haut. Ce que nous te demandons, c’est que ce soit une décision, prise et dite, plutôt qu’un silence qui laisse l’autre attendre.

Ton intention, et ce qu’elle construit pour tous

Avant d’entrer, pèse ton intention. Ce que tu viens chercher ici n’est pas une distraction : c’est un mariage, et donc une démarche sincère, et pour nous une démarche spirituelle, qui t’engage devant Allah, exalté soit-Il, autant que devant toi-même. Se servir de ce chemin pour occuper ses soirées, pour se rassurer ou pour des rencontres sans lendemain serait grave, et la première personne trahie ne serait ni nous ni celle d’en face : ce serait toi. Tu vaux mieux que cela à tes propres yeux.

Et ton intention ne t’engage pas seul. La qualité de cette expérience ne tient ni à nos documents ni à nos coachs : elle tient à l’intention de celles et ceux qui y entrent. Chaque personne sincère rend ce lieu plus sûr pour la suivante. C’est ainsi, par la responsabilité de chacun, que se construit quelque chose qui soutient tout le monde.

Sixième partie

Pour finir

Si tu as pu lire ces pages jusqu’ici et t’y reconnaître, il y a de bonnes chances qu’une femme, quelque part, ait lu les mêmes pages et s’y soit reconnue aussi. Les personnes qui entrent dans ce parcours te ressemblent : elles ont pris le temps de comprendre, elles ont accepté d’être accompagnées, elles ont fait confiance à leur ressenti. C’est parmi elles que nous cherchons. Si ces lignes t’ont parlé, tu as déjà fait une partie du chemin : les graines sont en toi, il te reste à être soutenu pour les faire grandir.